L'UNION fait la force


14 décembre 2012

Une réunion de l'Association des Aérodromes Français (auquel le SYAB adhère), s'est tenue à Autun
le mercredi 28 novembre. Elle veut regrouper les exploitants des petits aérodromes et leur permettre
de travailler ensemble pour améliorer leur gestion.
Leslie Blankley, directeur du SYAB de Saint Yan, joue un rôle moteur dans le développement
de cette association aux côtés du président Jacques Chouteau et de Pascal Chauvy,
responsable de la communication.

Une association pour les petits aérodromes

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  • Mme Sophie Marx, invitée à intervenir sur le problème des assurances
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  • Au premier plan, le président Jacques Chouteau
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  • Pascal Chauvy, responsable de la communication de l'association.
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L'union fait la force

Depuis 1938, il existe une " Union des aérodromes français " (UAF) qui regroupe 137 exploitants d'aéroports en France métropolitaine et outre mer. Sur le papier, l'UAF est censée représenter les intérêts de l'ensemble de ses membres auprès du Parlement, des pouvoirs publics, des compagnies aériennes et des fournisseurs. Elle est consultée et intervient sur les projets de lois et les règlements concernant l'organisation
du transport aérien et les conditions d'exploitation des aérodromes. Elle est aussi censée apporter à tous ses membres, des conseils en matière juridique, économique et financière.
Mais en réalité, l'UAF traite surtout des problèmes des grands aéroports et délaisse ceux des petits aérodromes. L'idée de l'association est donc de regrouper ces petits aérodromes et de leur proposer d'adhérer à l'UAF non pas individuellement mais par le biais de l'association. Une telle adhésion commune permettrait aux petits aéroports d'avoir une meilleure représentation au sein de l'UAF. Les responsables de l'Association rencontreront le président de l'UAF le 23 janvier prochain pour lui expliquer leur démarche et pour lui donner l'assurance qu'ils n'envisagent pas d'appeler les petits aérodromes à une scission.

Présentation à l'association des maires de France

Les responsables de l'Association iront aussi prochainement se présenter au président des maires de France car, depuis le 1er janvier 2008, la propriété, l'aménagement, l'entretien et la gestion de 150 plateformes aéroportuaires ont été transférés aux collectivités territoriales par une loi de décentralisation. 19 plateformes ont ainsi été attribuées à des régions (seules ou en groupement avec d'autres collectivités), 29 à des départements, 61 à des communautés de communes ou des syndicats intercommunaux et 41 à des communes.
Ces collectivités ou leurs concessionnaires cherchent aujourd'hui à améliorer la gestion de cet "héritage". Pour ce faire, la voie la plus évidente pour les petits aérodromes est de travailler ensemble afin de faire des économies d'échelle. Deux grands champs d'action s'ouvrent à eux : les marchés amont concernant les fournitures d'équipements ainsi que l'entretien des infrastructures ; et les marchés aval, liés à l'exploitation des aéroports et aux services rendus à leurs usagers.

Exemples de dossiers actuellement sur la table
 
Lors de la réunion d'Autun, le 28 novembre dernier, l'association a envisagé de négocier au nom de l'ensemble de ses membres des achats de matériels divers (notamment des manches à air).

L'association avait aussi invité Mme Sophie Marx de l'OAAGC (un courtier en assurances spécialisé dans l'aéronautique) à leur donner son sentiment sur la négociation de contrats d'assurance étudiés spécifiquement pour les petits aéroports. Actuellement, tous les aérodromes souscrivent à un contrat d'assurance unique qui est négocié par l'UAF pour tous les aérodromes français quelle que soit leur taille. Les cotisations pour cette assurance varient en fonction de l'importance de l'activité de chaque plateforme. En soi, la répartition des cotisations entre les grands et les petits aérodromes n'est pas critiquée. Mais, au coût de cette assurance vient donc s'ajouter le coût de l'adhésion à l'UAF, assez onéreuse. L'un dans l'autre, les petits aérodromes qui n'adhèrent bien souvent à l'UAF que pour l'assurance, se demandent donc s'ils n'ont pas avantage à s'assurer eux-mêmes, indépendamment de l'UAF.

Il fut aussi question de la mise aux normes des stations d'avitaillement installées sur les aéroports par les compagnies pétrolières (Total et BP) pour distribuer leur carburant aux avions. Les compagnies pétrolières veulent aujourd'hui laisser l'entretien des pompes et leur exploitation à la charge des exploitants des aérodromes… Un petit aérodrome n'a pas intérêt à négocier seul avec ces grandes compagnies pétrolières.

Un impératif : communiquer

L'Association des Aérodromes Français regroupe déjà une dizaine de membres. Elle compte bien augmenter rapidement ce nombre en communiquant par le biais d'un site internet dont M. Pascal Chauvy s'occupera. Pour ce dernier, " sur 450 aérodromes en France, 150 sont adhérents à l'UAF ; les autres ont vocation à nous rejoindre. "
Ce site devrait permettre d'instaurer un espace de dialogue entre tous les adhérents de l'association.

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